Après 3 ans de purgatoire en ligue 2 l'ASSE a retrouvé l'élite de la ligue 1 dès 2004, au terme d'une saison qu'ils ont dominé mais ne devenant champions de ligue 2 qu'au terme du dernier match contre Châteauroux, gardant ainsi le suspens jusqu'au bout et la délivrance de tout un peuple vert, devant un public de 35 000 personnes et plusieurs milliers en ville devant un écran géant est arrivée à la 86 ème minute seulement, avec une superbe reprise de volée de Bridonneau, idéalement servi. Une foule immense a ensuite rejoint le centre ville afin de fêter ses héros une grande partie de la nuit.

La saison 2004-2005 fut très bonne, l'ASSE se payant le luxe de terminer à une très honorable 6ème place, se qualifiant ainsi pour la coupe Intertoto.

Le Stade Geoffroy Guichard est communément appelé "Le chaudron vert" ou bien encore "L'antre du football", tant la réputation du public stéphanois est bonne à véhiculer, les stéphanois étant très attachés à ce lieu mythique qui a sû donner une bonne image de la région et une valeur sure pour le tourisme.

Un petit peu d'histoire tout d'abord :

La scène se passe en 1920. Un terrain de 38 000 m² à l'Etivallières est acheté par Casino qui le revend à l'Association Sportive Stéphanoise pour le franc symbolique. C'est en 1924 que les travaux de construction du stade sont engagés. Le 13 septembre 1931, c'est l'inauguration du stade Geoffroy Guichard. L'édifice portait ainsi le nom du père du président (photo ci dessous). L'équipe professionnelle de l'AS Cannes est appelée à disputer un match amical contre les locaux et l'emporte 9 à 1.

Geoffroy Guichard première version est composé d'une seule et unique tribune de 800 places couvertes. Autour du terrain se déroule une piste d'athlétisme. Quelques gradins se dressent également fièrement à cet endroit. La capacité du stade est alors de 1 000 spectateurs.

1956 : premier chamboulement dans l'architecture de Geoffroy Guichard : la piste d'athlétisme disparaît. Les travaux continuent en 1957 avec les gradins qui sont désormais composés de places non-assises. Le stade commence alors à prendre son aspect actuel. Les grands poteaux surmontés de puissants projecteurs sont montés en 1965. L'inauguration du "chaudron" deuxième version aura lieu le 22 octobre de la même année. Comme pour la première, les Verts sont s'incliner, mais cette fois-ci sur le score de 5-0 et contre l'URSS.

1968 : le stade est cedé à la ville qui entreprend de nouveaux travaux. Henri Point voit le jour, de même que les kops qui profitent des nouvelles infrastructures. La capacité du "chaudron" est alors de 39 570 personnes. A ce moment, sa forme est telle que nous la connaissons aujourd'hui, avec son architecture typiquement britannique.

En 1984, et dans le but d'accueillir le championnat d'Europe 1984, les places non-assises sont supprimées en Faurand et les kops sont aménagés. Grâce à cette démarche, le stade passe à 48 270 places dont 22 200 assises. Le 11 mai 1985, Geofroy Guichard connait son affluence record : 47 717 spectateurs payants. Ce record fut établi contre Lille pour un quart de finale de la coupe de France. L'ASSE évoluait alors en 2ème division.

Le stade connait son dernier grand chamboulement pour accueillir la Coupe du Monde 1998. Les projecteurs sont ôtés et remplacés par l'éclairage actuel. Les kops passent en places assises. Le balcon supérieur d'Henri Point est construit. La capacité du stade est alors la même qu'aujourd'hui, c'est à dire de 35600 places.

Un des évènements majeurs de ces 4 dernières années est sans conteste l'accueil de certains matchs de la coupe du monde 1998, dont l'apothéose fût sans conteste ce formidable match entre l'Argentine et l'Angleterre, un des sommets de cette manifestation selon tous les experts, avec un but d'anthologie de Michaël Owen pour l'Angleterre mais c'est bel et bien l'Argentine qui se qualifia aux tirs au but, les 2 équipes ne pouvant se séparer sur le score de 2 à 2 ; des images formidables de cette compétition resteront gravées à tout jamais comme les écossais défilant dans la 'grande rue' en tenue traditionnelle, venus aussi pour s'amuser et véhiculant une image bon-enfant.

L'évènement majeur des années 80 fût sans conteste le concert donné par Bruce Springsteen, lors de sa triomphale tournée de 1985, alors conscient des problèmes de chômage que subissait cette ville, qui reversa l'intégralité de son cachet aux chômeurs de Saint Etienne. Chapeau bas Monsieur !.

Le 22 juillet 2003 s'est déroulé le non moins exceptionnel concert-anniversaire de Johnny Hallyday qui, à l'occasion de ses 60 ans donna un récital et qui ne manqua pas de 'mettre le feu' au 'chaudron vert', ce qui a mis un point d'orgue à sa tournée. Le récit du concert ici.

Vous l'aurez compris, ce stade est non seulement un lieu de rencontres sportives mais aussi un endroit où chaque stéphanois aime se retrouver, que ce soit pour un spectacle, un concert ou bien toute autre manifestation, afin de communier avec ses hôtes et d'y apporter chaleur, bonne humeur et convivialité.