UN RETOUR EN FORCE

Concert du Québec du 11 novembre 2006 par Isabelle

Automne 1989, je fais l'achat de mon tout premier album d'Elton John « Sleeping With The Past » après avoir vu le vidéo-clip 'Sacrifice'. C'est le coup de foudre immédiatement et pendant des années j'ai fait des folies en achetant toute sorte de trucs concernant Elton et je pouvais même passer des heures devant le téléviseur à capter les moindres images de lui. Depuis le temps il s'en est passé des choses, d'inoubliables concerts ici au Québec et aux USA, et de très belles rencontres d'autres admirateurs d'ici et de l'Europe avec qui j'ai partagé ma passion. Avec les années la sagesse s'est emparée de moi mais la passion demeure toujours. Voilà plus de 4 ans qu'Elton n'avait pas fait vibrer son piano en sol québécois et sa longue absence m'a quasiment fait oublier à quel point je l'apprécie en spectacle.

Après avoir eu la chance de voir Elton de près, de lui avoir donné la main à mainte reprise et avoir obtenu quelques autographes, il était temps pour moi de profiter pleinement du spectacle. Je me procure donc des billets dans les gradins pour la cause et j'invite un ami qui n'avait jamais assisté à une représentation de ce genre.

En file d'attente pour entrer je croise Sylvain, un ami aussi passionné sinon plus que moi avec qui je partage la fébrilité d'avant show, ces émotions ne peuvent se partager qu'entre fans.

C'est maintenant le moment de se diriger à nos places, nous étions placé un peu trop derrière Elton mais par contre nous n'étions pas trop loin du stage. C'est enfin le moment. Elton, légèrement amaigri comparé à sa dernière visite au Québec, s'amène devant nous avec un magnifique costard, le dos brodé d'un crocodile à la mâchoire ouverte dans laquelle est assis un Elton John tout de blanc vêtu. Le spectacle commençe avec le traditionnel « Funeral for a Friend », Guy Babylon ouvre la note avec ses claviers, puis Elton au piano,

David à la guitare etÂ…. haaaaaaaaaaaaaaÂ… Nigel avec ses gants blancs derrière le drum. Quel bonheur. Et il ne faut pas oublier le percussionniste qui ajoute une touche finale aux chansons. Le tout vibre jusque dans mes tripes et mon coeur est heureux.

C'est un Elton John en pleine forme qui nous a gâté pendant toute la soirée, et ce, devant un public en délire. Il n'a d'ailleurs pas oublié de mentionner qu'à travers tout le Canada en entier, c'est au Québec que les spectateurs sont les plus chaleureux. Et pour avoir eu l'expérience de voir un show à Ottawa en Ontario, il dit vrai.

J'ai savouré ce spectacle avec plaisir et j'ai eu le bonheur d'entendre ma chanson préférée, 'Someone Saved my life tonight', et mon ami a été conquis par se prestation, d'autant plus qu'Elton lui a fait plaisir en jouant 'Sorry Seems to be the Hardest word'. Et je dirais que de toutes les interprétations de 'Roket Man' que j'ai entendu, celui de cette soirée là était LE meilleur de tous. Je n'ai malheureusement pas chronométré le temps qu'il l'a joué, mais il était intense, surtout la partie où seul une guitare acoustique et la basse l'accompagnèrent. Wow! Un vrai délice pour les oreilles.

J'ai aussi été surprise par la très belle interprétation de Believe, une réussite.

Il faudra désormais modifier le titre « Candle in the Wind » pour « Cellular in The Wind » parce que lors de cette chanson, il y avait bien plus de lumière provenant des cellulaires et des caméras numériques que des briquets. Le Centre Bell était rempli de milliers de petites lumières multicolores. Très original et très beau. Autre bon moment, Elton a fait vibrer les estrades en enchaînant coup sur coup des tunes à faire danser et tout le monde s'est fait aller le bassin. (Croc Rock, Bitch is Back, Saturday ) J'en ai profité à plein !

Seul bémol que je pourrais dire de cette soirée c'est le fait qu'il a insèré 5 chansons de son dernier album. Une ou deux aurait été suffisant à mon avis car il a tellement de bons succès qu'il aurait pu jouer mais bon, ça n'a pas gâché ma soirée.

Donc ce petit séjour dans les estrades m'a fait un très grand bien, j'ai entendu les moindres petits détails des chansons et les petites variances que le groupe glisse habillement entre deux accords. Alors voilà, la piqûre a repris, en deux jours j'ai écouté plus de cd d'Elton qu'en plusieurs mois. J'ai même eu l'audace de rejouer un peu de piano à mon réveil le lendemain matin. Maintenant j'ai hâte qu'il repasse au Québec, mais cette fois je retourne en bas sur le parterre, que voulez-vous, c'est ça être passionné. Ça m'a manqué de ne pas lui avoir serré la main.

Elton un jour... Elton toujours.

Isabelle

Sherbrooke, Québec