Olympia le 30 novembre 2003

Un peu plus de 3 ans après, Sir Elton John a encore illuminé en lettres rouges le fronton de l'Olympia, pour ce qui devait être son second concert solo dans cette salle mythique. Cependant une affiche mentionnait que celui-ci avait invité ses musiciens et immédiatement un doute s'installait sur son état de santé ; celui ci ayant reporté 3 jours auparavant son concert de Barcelone pour cause de virus de la grippe, on pouvait craindre qu'il ne se sentait pas d'attaque pour assurer seul au piano 2h40 durant, ce qui l'aurait poussé à être secondé par le groupe.

Quelques sifflets se sont fait entendre quand le producteur Gérard Drouot a annoncé que ce serait un concert avec le groupe au lieu d'un solo, ce qui me semble légitime car on pouvait craindre que Bercy serait identique, et pourtant d'entrée, Elton, vêtu de noir et blanc, habillé par le couturier Yohji Yamamoto, a paru en bonne forme, et tout le show a été excellent pour ma part, l'empereur du rock allant puiser dans ses ressources et prenant beaucoup de plaisir à jouer, malgré le fait qu'il se mouchait assez souvent entre 2 chansons, preuve d'un mal persistant.

Le concert débuta à 19h30 très précises par "Funeral for a friend / Love lies bleeding" puis ce fut le tour de "Bennie & The jets" qui a mon sens est placée trop tôt, l'ambiance n'était pas encore au rendez-vous, mais ce fût le cas un peu plus tard, avec un public qui a été beaucoup plus chaleureux qu'il y a 3 ans, n'hésitant pas à se lever et a l'ovationner comme il se doit, même au balcon ça bougeait pas mal et ça faisait vraiment plaisir à voir et à attendre.

Je ne détaillerais pas en intégralité la set list de la soirée mais parmi les moments forts j'ai noté tout d'abord l'interprétation de "Ballad of the boy in the red shoes" qui plus est collait parfaitement dans le contexte de la journée mondiale contre le Sida.

"The wasteland" est un morceau qui passe vraiment très bien et avec le groupe dans une telle salle elle a pris une dimension encore plus particulière. "Rocket man" fut magnifiquement interprètée et malgré le fait qu'il s'excusa que sa voix ne suivait pas trop, il s'en est très bien sorti ! ; "I guess that's why they call it the blues" fut très réussie également et une véritable ovation salua "Sacrifice" et "Sorry seems to be the hardest word" qui étaient inévitables en France. "Take me to the pilot" fut encore une fois très appréciée avec une intro encore remodelée et Elton y allait de ses légendaires mimiques, électrisant le public qui répondait présent.

2 autres extraits de l'album "Songs from the west coast" suivirent avec "I want love" et "This train don't stop there anymore" puis "Come down in time" pris le relai, pour le grand plaisir de tous. Fabuleux moment d'émotion ensuite avec l'hommage à Marylin Monroe sur "Candle in the wind" même si cette chanson nous fait irrémédiablement penser à un autre destin tragique.

Puis ce fut pour moi un des grands moments de la soirée avec la version d' "Are you ready for love" qu'Elton a remis au goût du jour en version 'Dance' et ma foi celà passe très bien et le public ne s'y est pas trompé, ce titre a été chaleureusement accueilli et applaudi par toute l'assistance. "All the young girls love Alice" avec son rock endiablé fut une autre très bonne surprise.

Autre moment intense avec l'enchaînement de 3 perles de son répertoire, au combien indispensables et réclamées, que sont "The bitch is back", "Saturday night's alright for fighting" et "Crocodile rock" avec pour cette dernière une osmose parfaite avec le public sur les "La LaLaLaLaLa...", à ce moment là le public est comblé et le fait savoir tandis que l'empereur ne tient plus en place et virevolte, monte sur son tabouret en saluant son auditoire et nous montrant au passage de plus près sa tenue qui lui va à ravir je trouve ! y compris les chaussures noires & blanches.

Le public est debout depuis un petit moment et le maître de cérémonie quitte son public un instant pour revenir interprèter "Don't let the sun go down on me", chanson qui commence quand même à devenir lassante à mon avis, placée sans cesse à cet instant précis.

Il s'absente alors une nouvelle fois le temps de mettre un habituel jogging puis fait un petit tour de scène et signe de nombreux autographes, salue et remercie chaleureusement le public et la France "qu'il adore" répète t-il, avant de terminer par l'incontournable "Your song". Le concert se termine alors et c'est avec plein de très bons souvenirs à jamais gravés dans notre mémoire que l'on se prépare déjà pour son second concert parisien 2 jours plus tard.

Encore une fois la magie du lieu a opèré et les craintes du début se sont estompées, tant Elton a sû puiser dans ses ressources et nous donner le meilleur de lui même, et l'appui du groupe a été indéniablement un plus dans cette salle mythique, malgré quelques saturations au niveau du son au tout début.

De même cette célèbre salle parisienne offre toujours son flot de VIP, je n'ai remarqué personne mais certains ont ainsi pû voir Vanessa Paradis, Véronique Sanson, Mireille Darc, Bruno Masure, Maxime le Forestier et j'en oublie certainement...

The show must go on !